Bâle I, Bâle II, Bâle III et puis s’en va... Les précédentes éditions de la réglementation reflétaient un visage plutôt théorique avec une forte dimension prudentielle. La multiplication des chocs systémiques - crise des "subprimes", crise de liquidité sur les marchés, chute de Lehman Brothers, spéculation sur les monnaies, crise de la dette souveraine - a démontré avec force l’incapacité des régulateurs à anticiper et à prévenir les crises économique et financière. Les nouvelles règles présentées par le comité bâlois nous imposent par conséquent d’être d’autant plus critiques quant à leurs objectifs et leurs impacts.
La réforme du système financier international, nous dit-on, doit avoir un double objectif : améliorer la stabilité financière et maintenir la capacité des banques à financer l'économie. Que pouvons-nous attendre de la nouvelle réglementation Bâle III ? Les acteurs du secteur bancaire sont-ils demandeurs de règles plus restrictives au détriment de l’innovation financière ? Quelles sont les leçons à tirer des récentes crises ?
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