Rétrospectivement, les turbulences des marchés en 2008 ont sérieusement compliqué les stratégies de couverture, la valorisation des portefeuilles de négociation et la constitution de fonds propres capables de prévenir les pertes, ce qui a imposé de réduire significativement l’activité.
Or, les règles prudentielles suivies par les banques de la zone euro depuis 2006 avaient mis en avant les risques opérationnels et les risques de crédit du portefeuille bancaire, en remettant à plus tard une meilleure prise en compte du risque de crédit en portefeuille de négociation ainsi que le risque de liquidité.
De nouvelles règles définies en juillet 2009 et devant s’appliquer au premier trimestre 2011 vont donc mobiliser toutes les énergies au sein des directions des risques des grandes banques. L’étude quantitative d’impacts, réalisée par 43 banques internationales au troisième trimestre 2009 et rendue publique par le comité de Bâle en octobre , nous donne une première idée de l’impact de ces ouvelles normes. S’il ne fallait retenir qu’un chiffre ce serait celui du probable triplement des exigences, pour es risques de marché, hors expositions de titrisation.
Les objectifs principaux sont de réduire la pro cyclicité des fonds propres, d’améliorer la prise en compte du risque de crédit en portefeuille de négociation et d’appréhender de façon exhaustive les risques sur les CDOs corporate des portefeuilles de corrélation.
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