UCITS IV : de l'avenir de la gestion d'actifs en Europe

Par Sébastien Pasquet, Responsable de missions
et Yaël Bouzbib, Responsable de missions

Contrairement aux autres marchés de biens et services, qui tentent de s’harmoniser depuis la création de l’Union européenne, celui de la gestion d’actifs est resté très fragmenté. Pourtant, son potentiel global est important, avec des encours certes plus faibles que sur le marché américain, mais surtout un nombre de fonds nettement plus important, qui illustre cette dispersion.

Chaque pays a souhaité jusqu’ici conserver sa réglementation et sa fiscalité. Parfois plus souples, elles constituent un facteur concurrentiel majeur (Irlande, Luxembourg). Les processus de mise sur le marché, longs et contraignants ont longtemps contribué à maintenir des coûts de distribution élevés, sclérosant ainsi les modèles de distribution et freinant notamment le recours aux architectures ouvertes, en les cantonnant à chaque marché local. L’absence de réelle concurrence entre fonds européens a souvent limité les possibilités de comparaison des investisseurs (prospectus simplifiés différents).

La réforme UCITS IV doit favoriser la construction d’un marché européen unifié de la gestion d’actifs. D’une part, en libérant la distribution afin de concentrer l’industrie et de réduire le nombre de fonds. D’autre part, en offrant une meilleure protection et information aux investisseurs, à la fois échaudés par la crise financière et économique, et désireux de disposer de produits d’épargne permettant de construire leur avenir. Les mots clés de cette révolution sont : Simplification, Unification, Concentration, mais aussi Entraves et Complexité.

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