Plus d’un an après le début de la crise, le système bancaire est toujours sur la sellette. Résistera-t-il ? Ce mois-ci, nous menons une réflexion sur la mesure de la vulnérabilité bancaire. La vulnérabilité est un concept sur lequel nous travaillons dans le cadre du risque environnemental.
Selon nous, il élargirait de manière pertinente l’approche du risque bancaire, notamment par sa logique "systémique" intégrant la capacité à "encaisser" les chocs (résistance) et à récupérer (résilience). Nous suggérons un travail de Place sur ce thème, visant autant la vulnérabilité des établissements que celle de l’ensemble du système financier. Parmi les éléments de vulnérabilité, celle des systèmes informatiques et des organisations à la fraude est un vieux sujet qui bénéficie aujourd’hui d’une offre en matière d’outil et d’une réflexion renouvelées.
Un article sur l’assurance et les changements climatiques rappelle que les risques les plus catastrophiques (au sens de leur imprévisibilité) sont malgré tout des risques transférables ; la gestion des risques commence avant la réalisation des aléas et va jusqu’à l’optimisation d’un portefeuille de risques. Dans certains cas, les solutions viendront de l’innovation mathématique. Nous présentons la VaR multi-fractale comme un possible remède à certains de nos maux.
La gestion du risque repose sur une bonne compréhension de l’environnement et des mouvements de fonds : nous zoomons sur les fonds souverains et sur la finance islamique, deux évolutions susceptibles de modifier de manière majeure la structure des marchés financiers et d’impacter l’économie réelle. Le pilotage réclame également une identification des risques de réputation. Les contrats en déshérence sont dans l’agenda du secteur de l’assurance.