Introduction

 

SOMMET MONDIAL SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

 

COPENHAGUE

7 au 18 décembre 2009

 

Lundi 7 décembre 2009 s’est ouverte la conférence de Copenhague sur les changements climatiques.

 

Durant 12 jours, les négociateurs de 194 pays mèneront la dernière phase des négociations lancées en 2007 à Bali afin de parvenir à un accord international pour la lutte contre les changements climatiques après 2012, date qui marque la fin de la première période d’engagement du Protocole de Kyoto.

 

Ce sommet que l’on disait largement condamné à n’aboutir qu’à une déclaration politique d’orientations générales il y a quelques jours encore, se présente finalement sous un autre visage. La politique de l’attentisme jusqu’à la dernière minute pour que chacun abatte ses cartes a cessé, les déclarations d’engagement d’acteurs majeurs des négociations s’étant multipliées ces tous derniers jours.

 

Le président des Etats-Unis a créé une indéniable accélération en annonçant que son pays était prêt notamment, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 17% d’ici 2020.

La Chine, devenu depuis 2008 le premier émetteur mondial s’est elle aussi engagée dans une démarche de réduction. Différente, certes, puisqu’il s’agit d’une réduction de l’intensité des émissions (donc liée au PIB), mais le fait qu’un pays en développement non lié par des obligations de réduction dans le cadre du Protocole de Kyoto amorce une démarche de réduction constitue un changement profond dans le jeu des négociations entre Etats.

 

En parallèle de l’accord à établir sur les chiffres de réduction de chaque Etat, les discussions à Copenhague s’ouvrent sur un deuxième point particulièrement délicat, celui du montant de l’aide à accorder par les pays du Nord à ceux du Sud. Si leur droit au développement n’est pas remis en cause, il ne pourra se réaliser dans les mêmes conditions que celles qu’a connues le Nord lors de l’ère industrielle, sous peine d’incidences climatiques ingérables pour tous. Un consensus commence d’ores et déjà à se dessiner autour du montant de 10 milliards de dollars par an. Reste à déterminer la part que chacun acceptera d’assumer, particulièrement dans le contexte actuel de crise économique.

 

Concrètement, ce sont les politiques énergétiques de l’ensemble des Etats qui sont en discussion à Copenhague. L’enjeu est donc de taille et quel que soit le résultat obtenu le 18 décembre, il dressera a minima les axes principaux des réglementations impactant directement ou indirectement la quasi-totalité des secteurs économiques vers un mode de fonctionnement faible en carbone.


Pour retrouver les documents officiels de la Conférence, voyez le site dédié :

http://unfccc.int/2860.php

 

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