L'absence d'engagements chiffrés pourtant déclarés
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Symbole de la très particulière Conférence des Parties qu’a été celle de Copenhague, la déclaration qui en est issue se termine par deux tableaux… vides. Les Etats se sont engagés à y indiquer leur limitation d’émission pour 2020, au plus tard le 31 janvier 2010. A voir. D’autant plus qu’une nouvelle colonne est apparue, dédiée à l’année de référence choisie.

Ceci dit, au regard du blocage qui a marqué la Conférence, sans doute était-ce la seule voie de sortie. Le premier tableau concerne en effet les pays de l’Annexe I de la Convention (pays développés), ce qui inclut les Etats-Unis. Cette procédure a donc au moins le mérite de maintenir cet Etat dans le cercle, de lui permettre d’inscrire ses engagements chiffrés, même dans la limite basse acceptée par le Congrès, sans avoir à revenir sur son adhésion au Protocole de Kyoto, qu’il continue de refuser.
Les pays de l’Annexe I de la Convention qui sont aussi Parties au Protocole de Kyoto rempliront le même tableau, tandis que le second concerne les actions de réduction prévues par les pays en développement. La fenêtre était mince. Elle a été ouverte, mais n’a pas permis d’aller jusqu’à une forme particulière d’engagement de la part des grands émergents.