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Lettre n°38 avril 2009/
Lettre n°38 avril 2009

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R&D et Conseil

Notre approche entre risque environnemental et responsabilité sociétale

Les sujets relevant de l’éthique (comme le principe Responsabilité de Hans Jonas, par exemple) ou les questions propres à l’écologie politique (rapports Nord-Sud, soutenabilité de la croissance) sont aujourd’hui mis en exergue. Ils renvoient à la question de l’engagement dans le temps et reflètent une prise de conscience de la vulnérabilité de nos sociétés, conduisant à un raisonnement en termes de risque.

OTC Conseil, en se spécialisant sur les risques, a élargi sa palette d’interventions et investi dans une véritable R&D contribuant à la construction d’un développement durable, en apportant sa culture risque et finance à des enjeux concernant tous les acteurs de ce vaste système globalisé qu’est devenue notre petite planète.

Avec l’emprise du risque comme dénominateur commun, nous articulons les problématiques autour de deux thèmes majeurs traités en combinant l’efficacité économique et l’éthique : le risque environnemental et la responsabilité sociétale.

Voici une présentation de nos travaux et missions, ceux-ci s’adressent à toutes les entreprises tant industrielles que financières.
Le risque environnemental
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Les deux sujets majeurs : la question des énergies fossiles ou renouvelables et celle des changements climatiques, se décomposent en différents thèmes tout aussi importants à maîtriser pour tous les acteurs économiques.

En parallèle, le cadre même d’analyse du risque s’appuie sur le concept de vulnérabilité.


Matières premières et énergie

Nos travaux sont organisés autour de différents pôles thématiques :

> La compréhension des déterminants fondamentaux des marchés des énergies et, dès lors, de l’ensemble des marchés des commodities nous a conduits à développer une expertise autour des métiers de l’énergie et des marchés de matières premières,

> La consommation d’énergie dépendant étroitement des conditions météorologiques, nous avons développé une expertise en matière de météosensibilité : depuis sa mise en évidence (dans les données "métier") jusqu’à son optimisation (couverture financière, optimisation du business, de la logistique, du marketing, etc.),

> Cette investigation météorologique reboucle également sur l’expertise financière lorsqu’on a recours aux dérivés climatiques et, de manière connexe, aux obligations catastrophes "cat bonds" (transfert du risque de catastrophe via des titres obligataires).


Les changements climatiques


Dans le cadre de ce sujet global, notre démarche, à notre échelle, s’articule de la manière suivante :

> Nous n’étudions pas ici les changements climatiques comme une fin en soi, mais comme une donnée d’entrée du système économique dans son ensemble à travers leurs conséquences : déplacements géographiques des conditions climatiques et donc des conditions de l’offre et de la demande de nombreuses industries et services, modification de la fréquence et de l’amplitude des événements extrêmes, aggravant les risques et modifiant les comportements, etc. Notre approche sur la météosensibilité abordée plus haut est transférable à une "climatosensibilité", reposant sur d’autres échelles de temps et d’espace : la dépendance d’une activité aux facteurs météo-climatiques régionaux de long terme est en effet quantifiable et nécessairement gérable et optimisable.

> Les politiques internationales de mitigation et d’adaptation aux changements climatiques induisent en retour des changements de comportement des acteurs. Les réglementations visant à lutter contre le réchauffement, et notamment le protocole de Kyoto, nous ont menés à développer une expertise autour de la finance carbone, s’appuyant de nouveau sur notre compréhension des marchés financiers, des fonds de private equity, du financement de l’économie, des arbitrages entre les prix futurs des énergies et ceux du carbone. Nous travaillons en parallèle sur les perspectives autour des marchés volontaires du carbone, et leur articulation croissante avec les marchés contraints.


La vulnérabilité


Les facteurs de risque qui affectent un système économique sont nombreux et interagissent de manière complexe. L’enjeu central est d’assurer la viabilité, la durabilité, la soutenabilité de ce système. Dans ce cadre, nous avons entrepris une approche transverse autour de la vulnérabilité :

> Le concept de vulnérabilité s’attache à prendre en considération non seulement les sinistres initiaux mais aussi la capacité de résistance du système et sa capacité de résilience, introduisant ainsi la dimension temporelle. Les forces de rappel ou les forces d’amplification sont en effet des axes de l’analyse du risque, ainsi des capacités des systèmes à réagir en cas de sinistre. Nous travaillons à l’enrichissement de ce concept de vulnérabilité et à son application aux collectivités et aux entreprises, notamment face aux changements climatiques.

> Nous travaillons également à appliquer le concept de vulnérabilité à l’organisation de l’entreprise elle-même. Le modèle d’organisation retenu (redondance, transfert de savoir, culture d’entreprise, etc.) rend l’entreprise plus ou moins vulnérable à certains types de chocs et de crises.

> Enfin, en marge des contraintes supportées par les systèmes environnementaux, une mention spéciale pour le secteur bancaire, qui nécessite la mise en place d’une mesure de sa vulnérabilité spécifique, pouvant alors servir d’indicateurs avancés du risque de crise systémique.
Responsabilité sociétale : de la finance à l'entreprise
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La conceptualisation du Développement Durable repose sur l’articulation fondamentale entre trois piliers : Economie, Environnement et Société. Une problématique centrale est ici celle de l’optimisation de la gestion du risque long terme, avec des démarches et outils adaptés et reformulés à l’aune de la crise actuelle.

La finance durable/soutenable

C’est ainsi que nous envisageons ce que l’on pourrait appeler, la finance durable, voire la finance soutenable.

Nous sommes ici à la croisée de notre connaissance historique du secteur de la finance et de celle du développement durable, avec deux grands thèmes identifiés à ce jour : le financement éthique de l’économie et l’investissement socialement responsable.


Le financement éthique/responsable de l’économie

> L’accompagnement dans le financement mondial : la micro-finance et la méso-finance au service du développement, pour lesquelles nous sommes amenés à conseiller des petites structures comme des institutions internationales gérant ces projets. Micro/méso-finance mais aussi autour des flux de l’argent des migrants, etc.

>
Outre les démarches micro et méso, la macro-finance est bel et bien au coeur de la problématique, puisque c’est elle qui, de par les flux considérables qui sont en jeu, représente le plus puissant levier de changement, de progrès, de développement. En effet, ne serait-ce qu’au niveau du financement de projets, la Finance a un rôle fondamental à jouer dans le redressement de l’économie, autant vers des chemins plus prospères que plus vertueux. Pour cela, nous suivons activement les différentes initiatives internationales ou locales et conseillons nos clients autour des pratiques qui émergent depuis quelques années, comme Global Compact, Principes Equateurs, Principes Climat, Carbon Disclosure Project, mesure carbone des projets et décisions conditionnelles, etc. Ces démarches volontaires encore isolées ont le pouvoir de changer le développement puisqu’elles agissent à la source du financement.


L’ISR

Depuis les années 2000, l’ISR (Investissement Socialement Responsable) connaît une croissance constante, démontrant un changement de comportement des épargnants dans leur acte d’investissement, désormais soucieux d’intégrer une dimension morale dans leur décision d’épargne.

Dans le contexte de crise actuelle, l’ISR apparaît comme une réelle opportunité pour les investisseurs, en privilégiant une politique d’investissement long terme et en permettant une diminution des risques (risque de réputation, réglementaire,…).

Certains acteurs ont déjà ouvert la voie (FRR (Fonds de Réserve des Retraites), ERAFP (Etablissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique),…), d’autres (investisseurs privés) envisagent aujourd’hui le lancement de fonds ISR ; tout porte à croire que l’ISR sera amené à se renforcer ces prochaines années.

Dans ce cadre, OTC Conseil propose, à travers son expertise dans la gestion pour compte de tiers et ses connaissances des différentes approches de notation extra-financière, d’accompagner les investisseurs sur l’ensemble des étapes de mise en place d’une politique d’investissement socialement responsable :

> Détermination des critères ESG (Environnement, Social et Gouvrenance) spécifiques à l’investisseur
(en accord avec la charte d’entreprise,…),
> Sélection des partenaires (sociétés de gestion, agences de notation,…),
> Choix et/ou définition des produits ISR,
> Assistance dans la mesure de la performance (outils, méthodes de valorisation),
> Elaboration des reportings extra-financiers.


L’entreprise responsable envers la société


L’éthique de l’entreprise dans l’entreprise


Avoir une démarche éthique dans l’entreprise, c’est avant tout agir en tant que tel avec ses salariés, ses clients, ses fournisseurs.

Au travers de sa propre gestion et de son offre de conseil en organisation et en RH, OTC Conseil vise à apporter solidité et rentabilité aux entreprises via la mise en place d’organisations cherchant à respecter et valoriser les trajectoires individuelles des collaborateurs de l’entreprise ; les principes de gouvernance, de transparence, et de rémunération sont des éléments décisifs pour réduire la vulnérabilité des entreprises.

Nous travaillons activement aujourd’hui dans le secteur de la banque, ce dernier ayant enfin pris conscience de sa fragilité inhérente à son modèle de partage de la valeur ajoutée et à son fonctionnement.

L'éthique de l'entreprise vers l'extérieur...

Dans la société mondialisée, il est nécessaire d’entreprendre des actions locales pour agir globalement. L’entreprise a son rôle à jouer, notamment en tant que vecteur dynamique de comportements plus vertueux vis-à-vis de l’environnement.

Les démarches volontaires "hors marché" en matière d’économie du carbone constituent un pan indispensable de la lutte contre les changements climatiques. Certifiés pour conduire des bilans carboneTM, nous avons cherché ces dernières années en structurant un programme de Gestion Carbone Entreprise, des stratégies permettant aux entreprises d’aller plus loin dans leur volonté de contribuer à la réduction de leurs émissions de gaz à effets de serre : mise en place d’outils permettant le pilotage et l’optimisation de la consommation de carbone, avec des approches concernant chaque salarié (mesure de l’empreinte individuelle) aussi bien que les décisions des entreprises et les possibilités de compensation.

Plus généralement, nous sommes à l’origine d’initiatives en matière de produits et services visant à favoriser collectivement ces démarches contribuant à créer une croissance soutenable et "verte" (sensibilisation des employés autour d’une démarche commune, place de marché communautaire autour de produits verts, etc.)

2008 nous a permis de lancer bon nombre d'actions, d'études, de groupes de réflexion et d'initiatives autour du risque environnemental et du développement durable.

2009 nous donne déjà l'opportunité d'offrir des prestations de conseil à nos clients traditionnels, ainsi que de nouveaux clients, car la sortie de crise passe par la mise en place de nouvelles pratiques. Il est clair aujourd'hui que la planète économique et financière aspire à plus de transparence et d'éthique
De nouvelles approches face à de nouvelles fraudes
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Malgré la mise en place de tels outils, les possibilités et cas de fraudes demeurent. L’environnement général s’est complexifié sans que les dispositifs informatiques n’évoluent de manière suffisante et adéquate pour assurer la fluidité du traitement des transactions. Les dispositifs de contrôle incluant les fonctions Back et Middle-Office ont également souffert de faiblesses au niveau de leur conception et de leur pilotage qui, combinées à leur fragmentation réduisent l’efficacité face à la fraude.

En effet, dès la phase de conception des processus de monitoring et de contrôle des opérations de marché, il est nécessaire de déployer les contrôles clés susceptibles d’identifier les mécanismes frauduleux tout en étant vigilant sur la fragmentation de ces contrôles, notamment sur le partage entre différentes fonctions.

Or, la multiplication de nouveaux produits, parfois de nouvelles techniques (dans le buy side notamment), suscite de nouvelles occasions chez les fraudeurs, laissant parfois des brèches dans les systèmes et les organisations.

Dans un contexte général de crise économique, le crime organisé est le premier intéressé pour blanchir des capitaux dont le montant au niveau mondial était déjà estimé il y a 13 ans entre 590 et 1500 Mds de dollars par le FMI.

Affaiblis par le contexte actuel de l’économie "licite", les établissements risquent ainsi de se trouver pris de court par une nouvelle forme de clientèle pour le moins inattendue, à laquelle il sera difficile de dire non, a fortiori sans une mise en conformité des systèmes et surtout des organisations. C’est dans ce contexte que la 3ème directive de lutte contre le blanchiment d’argent arrive à transposition dans des établissements (Banques et Assurances) : la majorité présente de nombreuses failles, voire parfois aucun système.

Conclusion
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Malgré la mise en œuvre de progiciels de lutte contre la fraude au sein de certains établissements, les derniers scandales laissent apparaître une déficience générale des organisations et des hommes plus que des systèmes.

Cette déficience incite certes à un renforcement des réglementations, mais surtout à une intervention plus "directe" des régulateurs au sein des établissements, afin de vérifier leur respect et leur mise en place effective.
Cet enjeu est celui des mois à venir, dans un contexte d’évolution permanente des techniques de fraude, parfois mise en œuvre par des acteurs qui comptent tirer profit de la faiblesse des établissements et des économies.

Devant un tel constat, il ressort que les projets de lutte contre la fraude, jusqu’ici très concentrés dans la mise en œuvre de solutions informatiques (licences, intégration), passent désormais par une réflexion fine sur les organisations et les failles qu’elles laissent apparaître
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